Guides de la voyance

Une enquête au coeur de la voyance

A la manière du guide gastronomique, « Le guide de la voyance » distribue bonnes et mauvaises notes aux professionnels du futur de France, Suisse et Belgique. Journaliste, Anne placier a mené une enquête, sans concession, mais en toute connaissance de cause ayant appris à dépister rapidement l’absence de don et les professionnels talentueux. En quelques années, elle est devenue l’une des meilleures spécialistes a abouti à la publication de trois ouvrages fruits d’innombrables rencontres avec des praticiens des arts divinatoires.

« Le Michelin des voyants et le Gault et Millau des astrologues. A la fois très drôle et très documenté. » Ainsi Jean Chalon commentait-il dans le Figaro le premier guide consacré aux voyants, publié par Philippe Lebaut en 1983. En effet, à l’instar des guides gastronomiques, les appréciations portées sur les voyants et les astrologues étaient assortis de signes qui éclairaient éloquemment  celles-ci. De l’exceptionnel à la voyante nulle se dressait une carte significative de la France extralucide. Journaliste, Anne Placier a mené une fois de plus son enquête  dans toute la France, la Suisse et le Belgique. Elle a consulté les professionnels de ses guides précédents, et les lecteurs ont donné eux aussi leur appréciation. Mais elle est surtout partie à la recherche de talents « confidentiels », ces très précieuses adresses qui ne s’obtiennent  que par le bouche – à – oreille. Cette nouvelle édition donne aussi la parole aux consultants, heureux ou malheureux. Leurs témoignages apportent la preuve qu’une consultation réussie avec un excellent  professionnel permet  de gagner du temps et de mieux gérer sa vie. Les arts divinatoires peuvent également être un merveilleux outil de développement personnel, qui renforce en chacun le goût et le désir de vivre. C’est là toute l’ambition de ce guide.

Le guide de la voyance
Première édition

Le guide de la voyance
Deuxième édition

Esméralda Bernard par Anne Placier

Esméralda Bernard poursuit un combat sans relâche pour faire reconnaître son métier, et que l’on arrête d’associer voyance, superstition et escroquerie. Elle préside l’association Delta Blanc, créée en France par Maud Kristen et Chantal Hurteau, pour le respect d’une déontologie : « Voilà vingt ans que j’exerce et j’ai entendu trop de récits qui m’ont fait bonder de fureur. Des témoignages de victimes qui avaient tout simplement accordé leur confiance à des individus sans scrupules qui ont su exploiter la misère du monde. Alors, j’ai eu envie de réagir et d’engager une action. J’estime que ma profession mérite le respect et je veux la défendre ». Par souci d’éthique, et de qualité, Esméralda Bernard n’effectue aucune consultation par téléphone, par courrier ou par internet. Elle reçoit uniquement, sur rendez vous, à son cabinet.

« Je ne suis jamais certaine de voir pour la personne assise en face de moi. Si je ne vois pas, je vous le dis, et on ne va pas plus loin »  me dit elle en préambule. Comme tout en chacun, j’ai attendu plusieurs mois avant d’obtenir un rendez vous avec elle, et comme certains de ses consultants, je suis venue de Paris pour la rencontrer.

Elle s’empare de son jeu de Mademoiselle Lenorman, tout patiné : « C’est vrai, il en a raconté des vies » s’amuse- t- elle. Elle consacre la toute première partie de sa consultation à voir « comment vous fonctionnez » : « Comme  vous êtes polyvalente, il est difficile de vous enfermer dans une seule activité professionnelle, vous déprimeriez et vous vous ennuieriez très vite. Vous avez besoin d’avoir une partie de votre travail qui s’appuie sur un contrat pour vous apporter une sécurité, et d’une autre partie qui vous laisse de l’indépendance. Je vous vois trois activités : l’une est alimentaire, l’autre qui est une collaboration régulière, et la dernière, la plus compliquée, celle à laquelle vous ne pouvez consacrer assez de temps, mais la plus riche intérieurement, qui concerne l’écriture de livres. Ce tout petit morceau de votre vie professionnelle va prendre dans l’avenir beaucoup d’importance, car vous aurez moins besoin de l’alimentaire, même si vous avez du plaisir à exercer cette activité-là ». La consultation démarre bien. Elle cerne parfaitement ma relation avec mes enfants, mes amis, mon entourage professionnel, remonte à l’enfance pour expliquer mes choix d’aujourd’hui. La santé, l’argent, mes hobbies, tout ce qu’elle dit est exact et analysé avec finesse. Elle voit  la rencontre affective (« Chacun a encore son territoire, je vous vois tous les deux un pied dans une maison, un pied dans une autre « ), situe son divorce (à lui) dans le temps (« Je vois des ciseaux qui coupent un lien il y a deux ans »), et le décrit à la perfection : « Il est très bavard, très extraverti, mais très à l’écoute avec vous. Je sens aussi beaucoup d’odeur de cuisine autour de lui. Il aime faire la cuisine ? Il vous concocte des petits plats, c’est beau et raffiné ». Elle voit même jusqu’à la dalle à remplacer dans une pièce de sa maison.

La consultation d’Esméralda est riche, dense, imagée, complète. Je repars éblouie.

« Pour moi, chaque jour est une nouvelle aventure. Dans une consultation, il n’y a jamais rien d’acquis. Comme j’ai les pieds sur terre et que je reçois certains consultants depuis vingt – cinq ans, lorsque la personne sort de chez moi, je remets des informations sur une fiche que je reprends lorsqu’elle revient me revoir. Cela m’a permis de vérifier que je suis à 80%dans le juste, avec une marge d’erreur  de 20%. Mon seul ennemi est la fatigue. Si je suis fatiguée, je ne vois rien »  

*Anne Placier : Journaliste – Auteure du guide la voyance Editions Trajectoire 2009

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